J’écoutais calmement le magnifique The Partisan de Cohen quand je me suis dit qu’un titre pareil avait surement été repris. Hop petite recherche et je tombe sur la reprise de The Partisan par 16 Horsepower. Un groupe américain, malheureusement séparé, qui manquait à ma culture. J’en ai encore les poiles hérissés tellement la reprise est transcendante…
La publicité, on déteste ou on adore. Il n’empêche que certaines sont de vrais perles scénaristiques et de mises en scène. J’applaudis volontiers quand c’est mérité et c’est un boulot que je ferais bien dans une prochaine vie. Mais parfois, on tombe sur des trucs pitoyables. Même souvent, hélas… Et à chaque fois que je vois une pub minable, je ne sais pas faire autre chose que de penser aux personnes qui ont dû se mettre autour d’une table et discuter du sujet. De peser le pour et le contre des idées lancées. Le pire étant s’imaginer un types dire aux autres « Attendez, j’ai une super idée : à ce moment là, il se passe çi et le gars lui répond ça. Pas mal hein ? Vous en pensez quoi ? » « HaHaHa, ouais, c’est tout bon ça » et hop, c’est parti, on lance la production. Ils doivent pourtant se rendre compte que leurs idées sont parfois à chier… Mais faut croire que non puisque c’est produit. Et ils n’ont pas peur puisque ça passe à la télé.
Ou alors, ça vient de moi, je ne cerne pas le message.

Dr. Bauer et l’épisode de la poussière dans l’oeil
0 Comments Published by soyphrenn août 12th, 2008 in Humeurs & GrognementsVous est-il déjà arrivé d’ouvrir un magazine d’architecture ? Je ne parle pas des magazines grand public tel que Tu bâtis, je rénove (ou l’inverse ?) et consort… Non, je parles des « vrais » magazine d’architecture – notez les guillemets. En Belgique, nous avons entre autres A+. Tout architecte inscrit à l’Ordre le reçoit gentiment dans sa boite aux lettres tous les deux mois. Couverture très épaisse, pages glacées, le magazine pèse un certain poids, il coute plus de 10€… A ne pas douter, c’est un magazine haut de gamme. C’est l’exemple type du magazine d’architecture pour architectes. Ça tourne gentiment en rond. Mais ça, ce n’est pas encore trop grave. Non, le problème avec ce genre de publication c’est que l’architecte-auteur sait qu’il a de forte chance de se faire lyncher par les architectes-lecteurs. Réaction « normale ». Évidemment : « pourquoi aurait-il plus raison qu’un autre ? », « qu’est ce qu’il en sait d’abord ? », … Donc la grande parade pour éviter de se faire critiquer comme ça, c’est d’écrire des articles incompréhensibles. Il ne faut pas croire que seuls les architecte comprennent quelques chose. Ceux qui prétendent l’inverse sont de beaux baratineurs. Et à ce niveau, il n’y a plus rien à critiquer puisque, soit on ne comprend plus rien, soit on ne prend plus la peine de terminer l’article tellement c’est barbant. Même pas sûr que les auteurs comprennent ce qu’ils ont voulu dire quelques semaines après. Et on s’étonne que ces magazines sont élitistes. Certes, il y a aussi des très bon articles compréhensible par tous (même pour les non initiés) mais bordel, parfois, ce sont de belles masturbations intellectuelles.
Les vacances sont toujours plus propices à la lecture, on peut enfin prendre le temps de lire. Et ça fait du bien. Bref, en dix jours, j’ai bouffé trois bouquins et pour moi, c’est pas mal.
La lune était noire de Michael Connelly
Contrainte de passer à l’action pour protéger un secret qui la déchire, Cassie Black, en liberté conditionnelle, se fait embarquer dans un cambriolage de la suite d’un grand flambeur du Casino Cleopatra, à Las Vegas. Caméras de surveillance, gardes armés, coffres-forts blindés,… la sécurité est sans faille - et dirigée par un certain Karch, individu sadique et retors. S’attaquer à lui, c’est courir à la mort, mais c’est le risque que doit prendre Cassie si elle veut réussir. Et ce n’est rien en comparaison de ce qui l’attend lorsqu’on comprend que l’enjeu est mille fois plus grand que ce que l’on croyait au début de l’affaire. Car, bien sûr, dans l’énorme partie qui se joue, toutes les cartes sont biaisées. (source michaelconnelly.free.fr)
Voilà déjà plusieurs années que je n’avais plus lu de Connelly et ça commençait à me manquer sérieusement. J’en étais arrivé à Créance de Sang. La suite chronologique se nomme “La lune était noire”. Je lis souvent les romans par ordres chronologique d’édition. Surtout Connelly. Les récits mettant en scène Harry Bosch ont un fil conducteur et malgré que les histoires sont complètement indépendantes, tous les à côtés sont liés. Ce qui fait qu’on suit la vie privée d‘Harry Bosch tout au long des romans. Mais ici, ça n’a pas d’importance car comme le précédant, le récit ne met pas en scène son inspecteur fétiche.
Un peu déçu de ne pas retrouver Bosch, donc un peu plus de mal à rentrer dedans. Mais après quelques pages, on se rend compte a quel point Connelly sait nous captiver. Le scénario est bien ficelé, bien décrit mais pas trop et surtout bien documenté. L’évolution des différents personnages est intéressante et se renouvelle assez pour qu’on ne lâche pas le récit. Cette histoire entre Los Angeles et Las Vegas est vraiment passionnante. L’ambiance Las Vegas, quand il est le décors de faits pareils, fait des étincelles. De plus, que le personnage principale soit une femme donne un côté sentimental assez bien géré sans tomber dans le larmoyant. Bref, un bon Connelly diffèrent de ce qu’il a déjà fait. Mais je suis content de retrouver Bosch dans le prochain roman.
Némésis d’Isaac Asimov
Alors que la conquête spatiale commence, une colonie humaine fuit égoïstement la Terre pour s’installer près d’une autre étoile : Némésis. Mais rapidement les élites de cette nouvelle arche découvrent que Némésis se dirige droit vers la Terre et qu’elle va provoquer sa destruction. Mais les Terriens n’en savent rien, car l’astre mortel est caché par un nuage de poussière. Dans l’impossibilité de prévenir la Terre, certains recherchent le moyen d’éviter cette catastrophe alors que d’autres préfèrent ne rien dire et fonder une société nouvelle sur Erythro, une planète du système Némésis..
J’admire Asimov. Il a un talent fou pour raconter, pour expliquer les choses avec une telle simplicité. Quand on lit ses romans, on voudrait qu’ils ne s’arrêtent jamais. Alors que pour les polars comme ci-dessus, le lecteur est relativement pressé de découvrir le dénouement, dans les récit de science-fiction d‘Asimov, le lecteur déguste chaque mot, chaque phrase, chaque page et les savourent avec une telle intensité. L’intrigue est prenante, certes, mais je recherche beaucoup plus que ça, je recherche autre chose. Alors c’est vrai que c’est de la vieille science-fiction, que le récit est sans doute lent mais putain qu’est-ce que c’est bon ! Asimov raconte les débuts de l’exploration spatiale avec les colonies, la découverte de la vitesse supraluminique, la découverte d’un nouveau système planétaire et cela avec de solides bases astronomiques, physiques, biologiques que l’on y croit dur comme fer. Au point qu’on se demande parfois si les physiciens d’aujourd’hui ont lu Asimov et si oui, pourquoi bordel, ils ne suivent pas ses directives et ses découvertes qu’il avance dans ses livres. Asimov prouve par là à quel point il maîtrise son sujet et fait de beaux tours de passe-passe au lecteur pour nous persuader de ce qu’il avance alors que, forcement, à aucun moment il n’explique ses théories noir sur blanc mais arrive, je ne sais pas comment, à nous démontrer que c’est faisable. Et le pire dans tout ça, c’est qu’il donne l’impression au lecteur que c’est expliqué! Car finalement, ce n’est pas l’histoire - malgré qu’elle soit bonne - qui donne envie au lecteur de continuer mais bien le besoin de connaissance, d’hypothèses et d’explications.
Le clandestin de John Grisham
Vacances en Italie, j’ai choisi ce bouquin car il se déroulait également en Italie. Histoire de plonger complètement dans le pays. Mais grosse déception…
Il y a 6 ans, Joel Backman était l’un des hommes les plus puissants de Washington. Il dirigeait un très influent cabinet d’avocat spécialisé dans le Lobbying. Mais c’était un homme sans aucune morale dont la seule motivation était l’argent. L’appât du gain le poussa ainsi à trahir son pays lorsqu’il tente de vendre à une puissance étrangère un superlogiciel capable de contrôler un ensemble de satellites espions. Démasqué, Backman est alors condamné à 20 de prison. A sa grande surprise, il est gracié par le président des États-Unis lors de sa sixième année d’emprisonnement puis est ex-filtré jusqu’en Italie. Commence alors pour lui une nouvelle vie sous une nouvelle identité. Mais ce qu’il ignore c’est que la CIA a obtenu sa libération dans l’unique but de le faire tuer et ainsi observer qui le tuera…
Le problème dans ce roman c’est qu’on ne cerne jamais les objectifs de la CIA a connaître qui le tuera. Cette chasse à l’homme tombe alors dans une absurdité totale et le lecteur décroche petit à petit. Nous avons en effet quatre, cinq puissances étrangères qui veulent acheter le logiciel pour controler les satellites espions. Aucun ne l’aura car Backman tombera avant. La CIA le libère après 6 ans de prison et attends de voir qui le tuera pour savoir (mais bon dieu, pour savoir quoi ?). Déjà une question : Pourquoi les organisations étrangères voudraient le buter ? A la limite si le logiciel avait été vendu mais pas livré, ok. Mais alors il n’y aurait que l’organisation étrangère concernée qui l’aurait éliminé par vengeance de ne pas avoir livré le produit mais là, on a les quatre, cinq organisations qui se démènent pour le tuer. Incompréhension complète. L’une l’éliminera avant l’autre, fatalement, et donc quoi ? Ça avance à quoi de savoir ça ? De plus, Grisham à une putain de manie de décrire les lieux que Backman visite en Italie qu’on croirait qu’il a fait un copier/coller d’un guide touristique. Au point que je passais régulièrement des paragraphes entiers tellement c’est long (déjà que le roman n’est pas très épais), chiant et n’apporte rien au récit. Je ne dis pas qu’un peu de description pour visualiser les lieux est intéressant mais pas du bla bla de touriste. Première et sans doute dernière expérience avec Grisham. Moi qui pensait m’attaquer à une pointure…
- Interro surprise ! Pour demain je veux que vous me traduisiez Coca-Cola en français.
- Arf… Quauqua-Quaula ? Coqua-Caula ? Ou plutôt Coca coulant ?…
En effet, je découvre aujourd’hui que Cola-Cola à changé ses étiquettes belge de ses bouteilles de 20cl. A la place de Coca-Cola, on a des caractères chinois qui devrait dire, en toute logique, “Coca-Cola”. Histoire de rentrer dans le bain des JO. Mais une question me tourne dans la tête : comment traduire Coca-Cola ? Une marque reste une marque quel que soit le pays et la culture où elle est distribuée. Je suppose que c’est une traduction phonétique, car je ne vois rien d’autre mais n’empêche que c’est encore une fois une absurdité capitaliste.
Mais prenons l’affaire à l’envers. Puisque c’est vrai, on pourrait traduire des marques chinoises ou japonaises en anglais pour la bonne compréhension de tous, mais qu’à l’origine, elles soient dans leur langue d’origine. Car ce n’est pas quatre sigles chinois qui, pour nous occidental, vont se différencier de quatre autres sigles. Bonjour la confusion si Sony et, je ne sais pas moi, Toshiba s’écrivait en sigles japonais sans traduction. Au magasin, le consommateur aurait vite fait de confondre les deux marques. Et c’est d’ailleurs sans doute pour ça que toutes ces marques japonaises ou chinoises internationales s’écrivent directement avec un alphabet occidental car la grande majorité des pays/cultures du globe utilisent cet alphabet là.
Alors, quel est l’intérêt de “traduire inversement” une marque ? C’est-à-dire dans le sens Alphabet occidental vers Alphabet japonais/chinois puisque de toute façon les Japonais et Chinois savent lire, ou du moins déchiffrer, les deux alphabets ? S’ils sont baignés dedans depuis toujours cela ne pose en effet aucune difficulté. Un exemple : http://www.sony.jp Tout est en japonais sauf la marque qui reste en alphabet occidental. Bon, je me trompe peut-être, mais tout semble indiquer que non, du moins pas directement. Putain, je m’emmêle grave les pinceaux… Mais bref, l’intérêt est donc purement commercial : être plus proche du client et on s’en fout que cela ait du sens ou pas…
HaHaHa, j’ai rarement vu une bande annonce pour un jeu d’une telle originalité. Le ton est tout de suite donné. Faire la guerre avec cette bande de joyeux larbins devrait faire passer un bon moment de rigolade
Dostoïevski et la télé-réalité
0 Comments Published by soyphrenn août 5th, 2008 in Humeurs & GrognementsUn jour Dostoïevski à dit :
On peut juger du degré de civilisation d’une société en entrant dans ses prisons.
Aujourd’hui, on pourrait dire :
On peut juger du degré de civilisation d’une société en regardant ses télé-réalités.
Tout le monde connait Duffy avec son tube planétaire Mercy. Mais ce serait presque criminel de s’arrêter là. Mercy est sans doute une bon titre accrocheur mais si on creuse un peu, autrement dit, si on écoute l’album en entier, on découvre souvent des choses bien mieux. Distant Dreamer est une mélodie qui prend aux tripes. Elle a un air de musique des années 60-70 très rafréchissant. C’est mon coup de coeur du moment.
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